top of page

Les Inédits — laisser parler la ligne

  • Photo du rédacteur: Delfine TRICHET-BOSMA
    Delfine TRICHET-BOSMA
  • 12 oct. 2024
  • 2 min de lecture

Certaines créations naissent d’un projet précis. D’autres apparaissent plus librement, au détour d’une idée, d’une observation ou d’une envie de dessiner.

La collection Les Inédits rassemble ces pièces singulières. Elles ne cherchent pas nécessairement à suivre un thème commun. Elles sont reliées par une même approche : revenir à l’essentiel et laisser la ligne raconter.


Retrouver la simplicité du trait

Dans cette collection, la ligne occupe une place centrale.

Elle définit une silhouette, souligne une expression ou révèle la personnalité d’un objet. Elle peut être fine, hésitante, régulière ou spontanée. Chaque variation participe à l’identité du dessin.

Le noir et blanc permet de concentrer le regard sur cette construction. Sans multiplication des couleurs, le trait devient plus visible. Les contrastes prennent davantage de force et les espaces laissés vides trouvent eux aussi leur importance.

Cette apparente simplicité demande pourtant de faire des choix. Il faut décider ce que l’on montre, ce que l’on suggère et ce que l’on préfère laisser à l’imagination.


Créer sans tout maîtriser

J’ai parfois tendance à rechercher la précision et l’équilibre. Cette exigence peut m’aider à avancer, mais elle peut aussi ralentir le geste.

Avec Les Inédits, j’essaie de laisser davantage de place à la spontanéité.

Une ligne n’a pas besoin d’être parfaite pour être expressive. Une légère irrégularité peut apporter du mouvement. Un détail inattendu peut donner au dessin toute sa personnalité.

Ces créations me rappellent que le résultat ne dépend pas toujours du nombre d’éléments ajoutés. Parfois, un seul trait suffit à faire apparaître une présence ou à déclencher une émotion.

Appareil photo — Version 1. Regarder un objet familier jusqu’à en découvrir les lignes essentielles.

Observer autrement

Dessiner un objet ou une silhouette oblige à ralentir le regard.

Face à un appareil photo, par exemple, je ne vois plus uniquement sa fonction. J’observe ses formes, ses volumes, ses courbes et les détails qui le rendent immédiatement reconnaissable.

Le dessin transforme alors l’objet. Il cesse d’être seulement utile et devient un sujet graphique.

Cette manière d’observer nourrit l’ensemble de mon travail. Elle m’apprend à remarquer ce qui semble ordinaire et à y chercher une singularité.


Des pièces à part

J’ai choisi le nom Les Inédits parce que chaque création conserve son histoire et son caractère propre.

La collection accueille des sujets différents : des objets, des animaux, des silhouettes ou des instants saisis. Certaines œuvres peuvent donner naissance à de nouvelles recherches. D’autres resteront des expériences isolées.

Elles n’ont pas besoin d’appartenir à une série parfaitement définie. Leur point commun est ailleurs : elles représentent un moment de création libre, une rencontre entre mon regard et un sujet.



Accepter l’imprévu

Cette collection est aussi une manière d’accepter les chemins moins prévisibles.

Toutes les idées n’ont pas besoin de devenir de grands projets. Un dessin peut simplement exister pour le plaisir de suivre une ligne et de voir où elle conduit.

C’est peut-être là que réside l’esprit des Inédits : créer sans enfermer immédiatement l’œuvre dans une catégorie, puis accueillir ce qui apparaît.


Et vous, êtes-vous davantage touché par un dessin très détaillé ou par une création qui laisse une place à votre imagination ?



Commentaires


bottom of page